
Le cabinet de M. Borloo avait publié l'annonce il y a déjà quelques semaines, sans vraiment en faire une foire.
La consommation d'énergie baisse ! (sauf en agriculture).
L'INSEE confirme aux travers des valeurs des indicateurs statistiques nationaux.
Les Français consomment de moins en moins d'énergie (sauf les agriculteurs). Et en plus, produire de l'énergie coûte de moins en moins d'énergie (sauf pour les agrocarburants).
C'est vraiment formidable. Les citoyennes et citoyens de la nation France prendraient-ils leurs responsabilités en regardant l'avenir droit dans les yeux (hormis les exploitants agricoles), leur courage à deux mains en marchant d'un pas décidé sur la voie de la préservation (et en évitant les tracteurs qui font barrage), leurs idéaux écologiques au sérieux en optant pour une surconsommation pondérée (et en jetant les surplus de la production agricole) ?
Eh bien... oui, mais non... enfin peut-être... mais vraiment, heu... Pas vraiment... (hormis pour l'agriculture qui monte... qui monte... qui monte)
Ces indicateurs de consommation d'énergies fondent en une données brutes tout un ensemble d'autres données. Bien sur, le développement des énergies renouvelables a une part dans ces valeurs, mais l'importation/exportation d'énergies aussi, le ralentissement de l'activité économique, donc industrielle, aussi (et l'accroissement de la consommation de l'agriculture bien sur). Donc, oui, la consommation d'énergie a baissé en France (sauf pour l'agriculture) après avoir marqué la pause durant 3 ans. Et c'est très bien (enfin non, pas pour l'industrie agricole). Mais cela ne signifie en rien une prise de conscience globale (les exploitants agricoles par exemple...). Juste la conséquence d'un faisceau de causes.
Il faudra pourtant que durant les prochaines décennies, cette baisse se confirme (et commence pour l'agriculture). C'est une des conditions sine-qua-non au maintien des conditions climatiques que nous connaissons, donc un environnement clément et propice au bien être. Et si cette tendance doit se confirmer par une crise économique majeure et un effondrement du système productiviste (et sur-productiviste pour les productions agricoles)... alors qu'il en soit ainsi.
