Peut-être nous trompons-nous.
D'une 2CV, modèle de véhicule à moteur thermique des années 50, ou d'une Prius, fleuron d'une grande marque automobile à propulsion hybride thermo-électrique, laquelle génére le plus de CO² ?
Eh oui, ce n'est effectivement pas la 2CV mais bien la Prius.
Le fait que sa génération d'équivalent CO² par kilomètre soit largement inférieure à celle de la 2CV ne fait pas tout.
Pour comprendre plus globalement la réponse, il faut tenir compte du cycle de vie complet de la machine, et non simplement son usage.
Hors la 2CV est d'une conception simple, les matériaux sont "basiques", et la mécanique très robuste.
La prius est le résultat d'une technologie naissante mais déjà très élaborée. Elle est constituée d'alliages de métaux rares, de plastiques et de céramiques très couteux en recherches et en énergies de fabrication.
Le recyclage d'une 2CV ne pose aucun problème puisque tous ses constituants sont simples.
Le recyclage d'une voiture à propulsion hybride est beaucoup plus couteux, et provoque, même dans une très faible mesure, la création de déchets ultimes.
Le bilan global, sur un cycle de vie, d'une voiture hybride ou électrique ne présente pas le gain attendu par rapport aux technologies qui précédaient.
Lorsque ce fait est ajouté à la multiplication du nombre de véhicules en circulation, force est de constater que nous faisons erreur en pensant préserver ainsi notre environnement.
Il en est de même pour les matériaux de construction. Il est indispensable pour avoir une attitude responsable de considérer le bilan carbone autant que les qualités d'isolation ou d'inertie. Et le bilan carbone doit inclure le cout à la conception et la production du matériau, son effet sur l'économie d'énergie de la maison et son coût de recyclage. Une équation complexe que peu de document de fabricant de matériaux cite.
